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mardi 11 avril 2006

En avant Romano Prodi !

20060410obs7818Hier, lundi 10 avril, en milieu d’après-midi, un énorme espoir circulait sur les antennes : Romano Prodi, chef de file de l’alliance de centre gauche arrivait en tête des élections législatives en Italie. Vingt-quatre heures après, nous n’avons toujours pas les résultats officiels.

A la Chambre des députés, les derniers chiffres officiels créditent l'Unione de Prodi de 49,80% des suffrages contre 49,73% à la Maison des libertés et obtient au moins 340 des 630 sièges de députés. L'avance de Prodi est de 25 000 voix, une fraction infime des 47 millions d'électeurs inscrits.
Au Sénat, la coalition de centre gauche réunirait 158 sièges contre 156 pour le centre droit en remportant quatre des six sièges alloués aux électeurs italiens de l'étranger.
Un nouveau décompte des voix et l'éventualité d'une contestation pourrait retarder la proclamation officielle des résultats et plonger le pays dans une période d'incertitude politique. Certains analystes font d'ailleurs le parallèle avec l'élection présidentielle américaine de 2000, où il avait fallu recompter laborieusement les voix en Floride.
Comme on peut le voir, les résultats sont très serrés. Cela permettra-il à Romano Prodi de mener à bien les réformes qu’il a promises ? Nous l'espérons tous.

Catherine Picard

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Commentaires

La majorité de Berlusconi est et était aussi disparate... alors!

Absolument, et donc une majorité trop hétérogène et donc instable ne peut pas dire où elle va exactement. A gauche, a priori oui. Mais où ? Après, tu dis que les gens sentent la fin d'une époque et donc se réfugient vers certains partis, souuvent extrêmes... pas tous les électeurs ! et heureusement !

Non, là, je ne suis pas d'accord.Je crois que le populisme gagne du terrain. La cause? L'angoisse devant le changement. Les gens sentent qu'on vit la fin d'une époque. Là-dessus, se greffent les éléments liés à la mondialisation et à l'immigration. Face à cela, les professionnels de la politique reconnaissent qu'ils ne peuvent faire grand chose. L'Etat national devient impuissant. Les électeurs palpant cette impuissance se tournent vers les partis et les leaders qui tiennent un autre langage, FAIT DE CERTITUDES. Les gens ont un peu des attentes autoritaires; ils aiment les leaders qui disent:"Je sais où l'on va"

Ton constat est dans l'ensemble assez juste. Il doit aussi servir de leçon pour les français. Par exemple, le rassemblement de toute la gauche a, me semble-t-il, desservi Prodi, car l'hétérogénéité de ce rassemblement est trop important aux yeux de certains italiens, pour pouvoir avoir une majorité stable...

Concernant la division du pays, elle est historique, économique et sociologique ; Berlusconi n'a rien fait pour l'atténuer...

1) Berlusconi n'a pas véritablement été désavoué...et son parti Forza Italia reste le premier parti d'Italie...Nous devons nous demander pourquoi....
2) La majorité de Prodi est courte. Rappel historique: lorsqu'on a annoncé à Winston Chuchill qu'il avait une majorité de deux voix, il a répondu: il y en a une de trop.
3) Ces élections prouvent que l'Italie est vraiment un pays divisé en deux, pratiquement comme elle l'a toujours été dans son Histoire. Entre fascisme et antifascisme, cléricalisme et anticléricalisme, communisme et anticommunisme...dixit l'éditorialiste du Corriere della Sera.

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