Coupe du monde de football : mettons la prostitution hors-jeu !
Le 15 mai, le Bureau Fédéral du Parti Socialiste des Hauts-de-Seine a adopté à l'unanimité une motion concernant la coupe du monde de football qui aura lieu le mois prochain en Allemagne.
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L’événement planétaire que représente la Coupe du Monde en Allemagne comporte sa face sombre : 40 000 femmes d’Europe centrale et de l’Est vont être convoyées, souvent contre leur gré, pour y être prostituées. Non loin des stades où se déroulera la fête du football, de sordides supermarchés du sexe prendront le relais une fois sifflée la fin du match.
Importées par les réseaux de la criminalité organisée, elles seront livrées à leurs souteneurs et à leur violence.
Nous ne pouvons nous résoudre à passer sous silence cet aspect glaçant d’une kermesse mondiale qui se veut l’occasion de diffuser un message de respect mutuel et d’amitié entre les peuples. Les femmes seraient-elles un peuple à part ?
Nous, élus et militants socialistes des Hauts-de-Seine, relayons l’action de la Coalition contre la traite des femmes (CATWE) et soutenons le travail des ONG sur le terrain pour dénoncer la marchandisation du corps de ces femmes pour qui la Coupe du Monde ne sera pas une fête mais un esclavage, créateur de dommages psychologiques et physiques indélébiles.
Nous demandons une intervention du Parti Socialiste auprès des autorités sportives françaises (Ministère de la Jeunesse et du Sport, Fédération Française de Football), mais aussi de l’équipe de France, pour une condamnation claire de ces pratiques révoltantes. Parce qu’acheter du sexe n’est pas un sport !
Nous appelons les militants de notre Parti à signer la pétition sur le site en cliquant ici.
Petit rappel de droit international concernant la prostitution :
Il existe trois grands traités internationaux visant à lutter contre la prostitution.
La convention de l’ONU du 2 décembre 1949 pour la répression de la traite des êtres humains et l’exploitation de la prostitution : cette convention reconnaît le lien entre traite et prostitution et condamne toute forme d’exploitation de la prostitution, même si la victime est consentante.
Le protocole additionnel à la convention de l’ONU contre la criminalité transnationale organisée (dit protocole de Palerme), adopté le 15 novembre 2000 : il vise à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants. Son article 9.5 demande aux États parties de décourager la demande.
La convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains, dite de Varsovie, adoptée le 16 mai 2005 : elle reprend la définition du protocole de Palerme, précise à nouveau – à l’intention des 46 États membres du Conseil de l’Europe – que la traite n’a pas forcément de caractère transfrontalier et inscrit dans son article 6 la nécessité de décourager la demande.

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