Présidentielle 2007 : DSK, mon choix pour l'alternative
Les médias et les français ne parlent que de çà depuis des mois : la présidentielle 2007 occupe l’esprit de tous.
J’étais lundi soir au lancement du livre de Dominique Strauss-Kahn : 365 Jours, journal contre le renoncement.
En novembre prochain, l’ensemble des militants socialistes devront se prononcer pour choisir le candidat ou la candidate à l’élection présidentielle en avril 2007.
Les socialistes devront choisir un homme ou une femme capable de porter leur projet et de remporter l’élection. Cet homme ou cette femme devra mener une campagne qui, à l’image des dernières campagnes en France et à l’étranger, sera très difficile face à un Nicolas Sarkozy qui a fait la preuve de sa détermination absolue. Pour mener la campagne, notre candidat devra incarner le projet et les valeurs socialistes, en apportant des réponses aux crises nationale et internationale qu’affronte le pays.
Dans six mois, c’est la capacité à inventer, à proposer, à imaginer, à propulser qui va être testée par les militants socialistes.
Pour moi il n’y a aucun doute, Dominique Strauss-Kahn est le candidat dont le Parti Socialiste a besoin pour gagner, et le Président dont la France a besoin pour changer.
Plusieurs raisons m’ont amené à penser que DSK était l’homme de la situation.
Face à la crise sociale, économique, morale et institutionnelle que vit la France, les Français attendent un changement radical : une vision nouvelle, un projet novateur pour la France de demain. DSK est l’homme de la rupture par le projet et par les actes.
Face à une crise économique sans précèdent, DSK a prouvé, comme ministre de l’industrie et comme ministre des finances, qu’il était à la hauteur de la situation. Sa posture d’économiste n’y est pas pour rien. Il a montré qu’il savait maîtriser tous les outils pour mettre l’économie au profit des français.
Face à un Sarkozy expérimenté en communication, DSK est le meilleur débatteur socialiste dans les médias. Il l’a prouvé en 2002 contre Nicolas Sarkozy, qui refuse depuis lors les confrontations télévisées face à lui, puis contre Hervé Gaymard qui fut contraint peu après à la démission, lors de l’émission “100 minutes pour convaincre”. N’oublions pas le « A vous de juger » de De Villepin, où ce dernier avait refusé d’affronter DSK.
DSK a une vision, celle de l’égalité réelle des destins qui vise à s’attaquer aux inégalités en amont, à la racine, car la redistribution pure et simple que l’Etat-Providence a permis ne fonctionne plus assez efficacement... Il prend part au combat pour l’égalité des droits. Droit des étrangers, droits des homosexuels… Il prône l’approfondissement du combat historique du socialisme pour l’égalité des droits. En somme, il est l’homme du socialisme du XXIe siècle.
Enfin, j’ai moi-même défendu fervemment le OUI au traité constitutionnel européen, il y a maintenant un an. Et là encore, DSK m’a prouvé qu’il était profondément européen. Il milite pour une Europe politique aujourd’hui trop libérale et trop peu démocratique. Au-delà des clivages passés, il veut rassembler les hommes et les femmes de gauche qui croient en une Europe puissante avec une défense et une diplomatie, une Europe économique avec une recherche et une politique industrielle et une Europe sociale avec un revenu minimum et des services publics.
Les victoires de 2007 se préparent en 2006.
Catherine Picard


je l'ai dit chez vous et ailleurs.Revoici mon sentiment bien formulé par Jacques Julliard in Nouvelobs de cette semaine, n° 2170:
" Certains mots, sans doute, auraient mérité d'être explicités..., certaines mesures mieux étudiées...mais ce qui compte ici, ce n'est pas le débat des experts, c'est le signal politique...
Ségolène vient en somme de suggérer que peu importe le chat noir ou blanc pourvu qu'il attrape les souris; que si la gauche et la droite sont fondamentalement différentes, il n'y a rien de scandaleux à ce qu'ils partagent des objectifs communs, et même sur certains points des solutions communes; et qu'enfin chasser sur les terres du FN, comme on l'en accuse, est non seulement loisible, mais nécessaire si l'on veut l'en déloger..."
Rédigé par: Minnelli | le dimanche 11 juin 2006 à 10h27
Sécurité, immigration, emploi,logement, Europe... sont au centre du débat. L'égalité des chances est de l'essence du socialisme. Une politique sécuritaire, non. Or, la nation a besoin d'ordre. Enfin quelqu'un de chez nous en parle! Et pas n'impporte qui : plus de 55% dans les sondages...
En outre, l'injustice sociale nécessite la répression: la victime de violence demande la sanction, ne pas lui donner implique une société injuste.
Rédigé par: Minnelli | le lundi 05 juin 2006 à 13h29
Inutile de répondre à ta démonstration par a+b, dont le raisonnement est pour le moins contestable. Si l'Etat a bien sa place, c'est d'abord dans l'application de l'égalité réelle des chances, et pas dans la répression à tout va.
Je dirais juste que la première des insécurités, c'est l'injustice sociale. Et c'est d'abord à çà dont il faut s'attaquer.
Quand à ceux qui ne respectent pas la loi, évidemment il faut la faire respecter. Mais que fait l'armée dans tout çà ? "La militarisation de la sécurité, ce n'est pas l'ordre juste mais juste l'ordre" a dit Cambadélis juste après les propos de Royal. Je suis d'accord avec lui.
A force de courir après Sarko, on le légitime. Devillier et Lepen avec...
Rédigé par: cipion | le samedi 03 juin 2006 à 12h16
L’ordre n’est pas sympathique. Dans l’histoire du gendarme et du voleur, combien sommes-nous à préférer le voleur ? Il nous fait rire.
Dans la vie, c’est autre chose : personne n’apprécie d’être volé et combien de fois regrette-on l’absence d’un policier quand une voiture vous empêche de partir avec la vôtre ?
L’ordre est indispensable en société, sans lui celle-ci disparaît : elle laisse place à la jungle.
L’ordre suppose l’autorité. Qui en a ? Le père de famille ? Il est discrédité par l’entreprise qui en a fait un chômeur ? L’école ? Elle ne mène à rien si on n’y va pas jusqu’à bien tard. Le prêtre ? Les églises sont désertes. Le patron ? Il n’embauche plus : il désembauche. L’adjudant ? Il n’y a plus de service militaire. Le politique ? Voyez les affaires. Le syndicat ? Il dénombre ses militants…Alors ?
Il reste l’Etat. Il lui appartient de taper du poing sur la table, de rassembler en lui toutes les autorités qui ne s’exercent plus. Et SEGOLENE vient de désigner le chemin à suivre pour rétablir la confiance des citoyens dans une société qui aspire à l’ordre.
Rédigé par: Minnelli | le vendredi 02 juin 2006 à 17h40
Je suis tout à faire d'accord avec ce qui vient d'être dit, DSK est sans aucun doute le candidat que le PS doit choisir. Et au-delà, car c'est bien cela le plus important, il est le président dont la France a besoin pour relever les défis qui sont devant elle !
DSK PRESIDENT !
Rédigé par: DSK 2007, en route pour 2007 ! | le mardi 30 mai 2006 à 15h25
Le PS a beau être le navire amiral et les autres formations de gauche des destroyers ou des radeaux, nous aurons besoin d'eux aussi pour faire le nombre. Notre candidat est à imposer certes mais... prudence et petits pas. Les"nonistes" ne doivent pas se reourner contre nous et, paradoxe des paradoxes, nous aurons besoin du centre pour l'emporter.
Ne l'oublions jamais: la France se gagne au centre mais peut se gouverner ailleurs.
Rédigé par: Minnelli | le lundi 29 mai 2006 à 14h38
Catherine
je t'ai ajoutée dans mon recensement de la blogosphère strausskiste
jeunesavecdsk.over-blog.com
Rédigé par: jeunesavecdsk | le lundi 29 mai 2006 à 11h08
Superbe la photo avec DSK, bien joué.
Pour le vote interne, je pense que ce sera après le 1er décembre pour permettre aux nouveaux arrivés jusqu'au 31 mai de voter car : 1er juin + 6 mois = 1er décembre.
C'est d'ailleurs la raison pour laquelle Fafa demande à ce que le vote ait lieu vite...
Je ne suis pas étonné que l'Aiglon soit venu faire un saut sur ton blog. Il vit sur internet cet aiglon. Tu vois DSK quelque part, tout de suite l'aiglon se jette dessus. Tant mieux d'ailleurs.
Pour le contenu de ton article je suis d'accord avec toi totalement et je te signale que les Français choisissent actuellement comme présidentiables deux porteurs du Oui au Traité constitutionnel : Mme Hollande et Mr Sarkozy. C'est Fafa qui doit pas être content pour le coup.
Défenseur du Oui moi aussi je me réjouis de cette étape qui marque la fin du clivage Oui/Non et comme toi je pense que DSK est le seul à Gauche capable de redonner à la fonction présidentielle le rôle qu'elle a perdu avec Chirac.
J'essaie sur mon blog d'élu PS ( http://laval65.canalblog.com ) de convaincre les visiteurs de soutenir DSK.
On verra en décembre si la sauce a pris et si conjointement la mayonnaise qui monte a tourné.
Félicitations à toi et bon courage.
Sympathies pyrénéennes
Rédigé par: Frédéric LAVAL | le dimanche 28 mai 2006 à 10h32
Je suis tout à fait d'accord : le seul qui impressionne la droite en débat, c'est DSK. C'est cette force qu'il nous faut pour l'emporter au deuxième tour. Pas celle dont la répartie la plus fréquente est "est ce que vous poseriez la question à un homme ?" même quand on l'interroge sur l'Irak et les terroristes islamistes ... Edifiant.
Rédigé par: Aiglon | le vendredi 26 mai 2006 à 21h05